5 idées reçues à bannir

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Que ce soit en salle de sport, en studio de Pilates, en Box de Crossfit, ou en coaching individuel, on entend souvent, de la part des clients, quelques trucs chelou ou carrément faux, sur lesquels on voudrait revenir. Entre les idées reçues, les craintes, les fausses excuses ou encore l’égo, permets-nous de te dire de manière assez claire que : tout le monde a besoin d’un coach. Eh oui ! On t’entend déjà nous accuser de prêcher pour notre paroisse et bien bingo l’ami, t’as tout compris. Partant du principe que tu devrais exercer une activité physique pour être en bonne (meilleure) santé, pour améliorer tes performances, ou encore te sentir bien dans tes baskets ; partant du principe que ta pratique devrait être encadrée par un professionnel histoire que tu ne fasses pas de boulettes, alors oui, on peut affirmer que s’en remettre à un coach professionnel est IN-CON-TOUR-NABLE. Ça y est, là tu paniques et tu penses déjà au coach que tu aurais H-24 sur le dos, qui dormirait devant ton frigo pour t’y interdire l’accès en cas de fringale nocturne et qui te ferait courir à 5h du mat’ à jeun avant d’aller au boulot. Stop, on a parlé d’un coach, pas d’un Colonel de l’armée de Terre. On rappelle que ton coach est là pour t’accompagner, te conseiller, te pousser bien sûr mais tout en allant à ton rythme. Bref, sans plus attendre, balayons ensemble ces idées reçues qui t’empêchent de pratiquer et/ou de progresser.

 

« … je n’ai jamais fait de sport – ou – je n’ai rien fait depuis des années… »

Raison de plus pour 1-arrêter de végéter, 2-te faire accompagner par un pro. Si tu ne te rappelles pas la dernière fois que tu as fait du sport, oublie l’auto-apprentissage, oublie le ebook « Corps Parfait en moins de 3 jours et 1 brûle-graisse offert avec le code promo #PrendMoiPourUnCon » ; oublie la vidéo Instagram ou le Tuto Youtube « comment faire des abdos » parce que même bien expliqué, personne n’est là pour te corriger et t’empêcher de prendre des mauvaises postures. Pessimistes nous ? Non, réalistes. Parce que crois-nous, au début quand tu reprends, niveau schéma corporel c’est pas la fête ; traduction : tu ne sens pas grand-chose ! T’as bien une sensation de brûlure ou de douleur après 10 minutes de gainage mais de là à savoir si t’as engagé les bons muscles, c’est une autre affaire… Autre traduction : si tu sens ton dos quand tu fais des abdos, arrête tout de suite le carnage. Bon, la bonne nouvelle dans tout ça c’est que si tu prends les bonnes habitudes et les bons positionnements grâce à l’œil expert de ton coach, et bien tu vas progresser très vite, te sentir mieux (ou sentir ton corps tout court) et tout ça sans te blesser. #EtCestDejaPaSMal

 

« … je suis sportif confirmé, j’ai l’habitude, je m’auto-gère… »

D’abord, bravo à toi d’être régulier et déterminé dans ta pratique. C’est toujours une belle réussite pour nous les coachs de voir nos « poulains » performer et gagner en autonomie. On se rappelle toujours d’un mec ou d’une nana qui est arrivé(e) timidement en cours de Cycling, qui avait failli perdre un poumon la 1ère fois, et qui aujourd’hui court des marathons #PetiteLarmichette. Cela dit, te rappelles-tu quand tu as commencé ? Un petit retour en arrière est parfois nécessaire pour 1-constater ta belle progression et 2-te rappeler qui t’a tout appris espèce de petit(e) ingrat(e). Bref, n’oublie pas que tu es humain et que même si tu « sais ce que tu fais », à force de toujours faire la même chose, ta motivation va fluctuer #DesHautsEtDesBas, voire tu risques de faire n’importe quoi #BonjourLesBlessures #BonjourLesDesequilibres. Alors autonome oui, mais pas fermé car on a toujours quelque chose à apprendre. Un petit bilan avec ton coach, une séance qui change de la routine, un œil extérieur pour peaufiner un détail et hop ça repart de plus belle.

Au passage, ptit coup de gueule contre certaines personnes sans gêne (ça changera rien mais ça fait toujours du bien) ; ces « pros » qui ont perdu respect et humilité et qui ont vu leur égo gonfler jusqu’à l’infini et au-delà : à ceux qui ne suivent plus le prof pour faire leurs propres exercices #BenVenezPasEnCoursCollectifs ; à ceux qui négocient le déroulé de la séance #CestPasToiQuiDecide ; à ceux qui insistent pour en faire plus quand on sait qu’ils vont se blesser #Cher ; à ceux qui s’improvisent coach et qui ont toujours quelque chose à redire #VaPasserTonDiplome ; à ceux qui disent que c’est trop facile #MetsYDuTienMerde ; et à tous les autres du même acabit, faut qu’on vous dise… on en peut plus de vous. Cordialement.

 

« … j’ai mal quelque part (blessures, douleurs chroniques, opérations,…) »

Encore une raison pour ne pas t’aventurer dans une pratique solitaire dénuée de tous conseils. Avoir une petite entorse à la cheville ne te dispense pas de travailler ton dos, tes abdominaux, tes bras, et même tes jambes #Intelligemment. Souffrir d’arthrose ne dispense pas non plus de bouger car moins on bouge, plus on a mal. Et oui, comme nos articulations se nourrissent pendant le mouvement, il faut absolument s’activer pour « huiler la machine ». Des pépins, des bobos, ça arrive à tout le monde et si en premier lieu s’arrêter est parfois nécessaire, il faudra reprendre dès que possible. Dans tous les cas, un avis médical est nécessaire car selon le diagnostic, dans une situation A, tel exercice sera recommandé alors que dans la situation B, le même exercice sera à éviter. En résumé, on arrête de « bidouiller » avec son corps, on consulte et on se fait conseiller. À titre informatif, on en a vu passer des clients « abîmés » : hernie discale, sciatique, prothèse de hanche, période post-cancer, syndrome des loges, etc… Une chose est sûre, il n’y a pas grand-chose qui force à l’arrêt de manière prolongée ou définitive. La pratique doit s’adapter certes, mais s’arrêter totalement, c’est le début de la fin.

 

« … ce n’est pas pour moi : je suis trop jeune / trop vieux ; c’est trop intense / trop mou ; je n’ai pas le droit … »

  • Trop jeune ? Ah ça non, il n’est jamais trop tôt pour apprendre, bouger, comprendre, ressentir, avoir des courbatures, galérer, réussir, échouer, kiffer, bref, depuis quand faut-il attendre un âge minimum pour vivre ? Pas besoin d’attendre d’avoir des cheveux blancs pour se mettre à la méditation. D’ailleurs dans les écoles de certains pays, on a remplacé les heures de colle par la méditation et c’est un véritable succès : une énergie canalisée, des élèves plus calmes, bref la #ZenAttitude. Conclusion : le plus tôt sera le mieux.
  • Trop vieux ? On se rappelle encore de Réjane, 80 ans en cours de BodySculpt et Stretching tous les matins, qui faisait le grand écart mieux que la prof (« Réjane, vous pouvez montrer l’exercice s’il vous plaît ?»). Certes, des années de pratique à son actif mais comme quoi, rien n’est impossible, la barrière de l’âge c’est dans la tête. Bien sûr, on va s’organiser un peu si Edmond veut faire un Iron Man pour fêter ses 75 ans, mais t’as compris… En adaptant, tout est possible ! Conclusion : il n’est jamais trop tard.
  • C’est trop intense ? C’est trop mou ? As-tu au moins essayé ou est-ce une idée reçue de plus ? L’aqua-gym, pas si cool ! On se rappelle encore des cours qu’on suivait à la Fac #RIPNosAbdos. On peut te jurer qu’on ne s’est pas du tout fait ch…. (à condition de jouer le jeu et de se donner à fond bien sûr). Le Pilates, discipline relativement calme oui, mais pas cool du tout, essaie et si c’est encore trop fastoche, vient nous voir #OnSoccupeDeToi. Le Cycling trop intense ? Attends, t’es pas obligé de mettre la résistance à fond et de pédaler comme un malade pendant 50 minutes. Aucun coach ne te mettra le couteau sous la gorge si tu trichotes un poil au début. La boxe, trop violent ? Mais non, ne confonds pas mettre 3 directs dans des paos et mettre K.O. Mohamed Ali. On se détend, on y va à fond mais sans se mettre la pression et on pense DO-SAGE. #EtSurtoutEssaieAvantDeDireQueCestPasPourToi
  • J’ai pas le droit (dixit mon médecin)… On pourrait ne rien dire et te laisser te cacher derrière cette excuse mais si tu tombes sur Mel ou Mary, tu risques d’avoir le droit à un interrogatoire complet d’au moins 72 heures. Pourquoi ? T’as quoi ? Qui t’a dit ça ? Dans quel cadre ? Pour quelle durée ? Histoire de s’assurer que tu n’es pas resté bloqué sur les recommandations du médecin, après ta rupture des ligaments croisés, en 1997. En bref, 2 cas de figure : 1-tu flippes de reprendre et c’est là qu’intervient ton coach, pour y aller en douceur, te rassurer, t’encourager et t’aider à dépasser tes craintes ; 2-ton droit d’utiliser cette excuse a expiré et c’est aussi là qu’intervient ton coach, pour te passer la ptite soufflante qui remet les idées en place et pour te mettre un coup de pied au derrière. #TuChoisisQuoi ?

 

 « … je veux perdre du poids avant – ou- je veux me remettre en forme avant… »

Ça c’est le truc qu’on nous sort souvent mais qu’on a jamais trop compris #VousPouvezRepeterLaQuestion ? C’est quand même étrange, c’est un peu comme dire « je vais me remettre à manger plus light avant de me mettre au régime », la nuance est quand même pas super claire, non ? On a bien compris que tu flippais ta race et que tu voulais te préparer avant la reprise du sport mais oublie la pré-rentrée. On s’en fout que tu aies du poids à perdre où que tu ne sois pas en forme. On est là pour ça pardi ! Alors c’est simple, tu viens comme tu es (si t’as pensé au Mcdo tu fais 15 burpees s’il te plaît), aussi « débutant » et « pas doué » que tu sois (pour reprendre tes termes), on s’occupe de toi. D’ailleurs si ça peut te rassurer, t’as toujours l’impression que la salle de sport est bondée de gens sportifs hyper entraînés, alors que non, on est plutôt proche des 75% de novices #CommeToi.

Voilà notre avis mon Ptit. Désormais les excuses, les craintes et l’ego, tu peux les ranger au placard. On pourrait blablater encore des heures sur le sujet, te citer des centaines d’exemples mais on conclura là-dessus : qui que tu sois, le sport c’est forcément pour toi. #FautYAllerLesGars

Mel&Mary #MM

Crédits Photos – Marina Picon Photographie

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2 Commentaires

  1. NicK le vilain
    29 septembre 2019 / 14 h 13 min

    Quand mon tortionaire me dit d’y aller à fond, je répond :
     » oui mais je peux pas, j’ai aqua-poney.  »

    J’ai bon là ? 😛

    (sinon faut trouver un bon coach … celui qui n’est pas #jemenfoutdesadhérents ou le #tortionnairedeservice)
    (j’ai perdu le mien et je pleure)

  2. Hamadache
    5 mai 2019 / 16 h 45 min

    Bravo du style toujours sans langue de bois pas de mirage c est clair et tellement vrai

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