COUP DE GUEULE

ATTENTION : Ceci n’est pas une fiction. Cet article est écrit à partir de faits réels, vus et vécus. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement volontaire.

Aujourd’hui on pousse une gueulante parce que trop c’est trop. Tout le monde doit lire cet article car tout le monde est concerné. Si tu veux savoir pourquoi on est remontées, prends 5 minutes, installe-toi confortablement, et lis jusqu’au bout #ArticleInstructifEtConstructif.

 

Pourquoi on a décidé d’arrêter le métier de coach

Quand on sait que l’espérance de vie d’un coach sportif dans le métier est de 5 ans, on a envie de prendre des airs de Beyoncé pour chanter « I’m a survivor, I’m gonna make it, I will survive… » #OnFeteNos10ansCetteAnnee. Alors pourquoi tant de coachs passionnés changent-ils de voie à peine diplômés ? Pour un milliard de raisons qu’on pourrait t’exposer si tu avais une dizaine d’heures à perdre. On va donc essayer de condenser les choses pour te faire un résumé.

Aujourd’hui, le constat est sans appel : la plupart des coachs sportifs ne gagnent pas leur vie convenablement. Clairement, le sport ça ne rapporte pas. Et le nerf de la guerre, c’est l’argent, comme toujours. En prime, les coachs sportifs se ruinent la santé au boulot. La réalité c’est ça : les coachs sportifs sont passionnés par un métier ingrat. On t’explique…

Comme dans tous les métiers, être coach sportif comporte son lot de contraintes. Note par exemple que quand toi tu es content d’avoir ta salle ouverte de 6h à 23h, ainsi que le dimanche et les jours fériés, et bien nous, au lieu d’être en famille, on travaille, sans aucune compensation financière. Selon notre convention collective : bosser un jeudi, un dimanche ou un 8 mai, c’est exactement la même chose pour nous #OnEstRavies. Ça, c’est sans parler des heures de travail sur notre temps personnel. Comme on est professionnelles, on prépare consciencieusement nos cours car on ne voudrait pas se faire lyncher par nos élèves. Pour ça, comme tous les vrais coachs, on se tape des soirées et des dimanches après-midi à créer et apprendre nos nouveaux cours #EncoreDesDevoirs. Tu nous diras, le chirurgien aussi il prépare son opération pour être prêt le jour J. Oui, sauf que nous on a pas le salaire du chirurgien ! Sans vouloir faire Cosette, on précisera aussi que donner 5 cours d’affilée, 6 jours sur 7, non ce n’est pas « super cool ! Tu travailles et tu t’entraînes en même temps ! ». T’es prévenu, le prochain qui dit ça, il vient faire un « vis ma vie » d’une semaine avec nous pour voir dans quel état il finit. Bien sûr, on développe des qualités de résistance exceptionnelles mais nous ne sommes pas des machines, ni nous, ni le gros Musclor devant qui tu baves en cours d’Abdos. A la salle, on sourit et on donne tout. Mais le soir en rentrant, c’est le corps criblé de douleurs que nous allons nous coucher. On passe nos journées à dire aux gens « faîtes du sport pour être en meilleure santé » et nous, on y laisse la nôtre #IronieDuSort. Et oui, le sport à outrance, ça use. Tu te demandes encore pourquoi il y a tant de turn-over dans l’équipe de coachs de ta salle ? Ben parce qu’il faut de la chair fraîche, eh oui.

Alors peut-être qu’on n’aurait pas dû faire ce métier-là, mais on était sacrément mordues de sport à l’époque #EtJeunesEtInconscientes. La fatigue et le rythme de travail, passe encore, on se disait qu’avec le temps, les formations, l’expérience, on pourrait au moins demander un salaire décent. Mais non. C’est même l’inverse. On doit batailler chaque année pour résister aux « Marchands de Tapis » (salles, associations, clients, organisateurs d’évènements, etc…) qui exigent des profs formés mais à des prix au rabais. Hé vous là, depuis quand et pourquoi vous permettez-vous d’estimer la valeur de notre travail ? En particulier les salles : vous trouvez vraiment cohérent de payer un coach expérimenté et spécialisé autant qu’un jeune diplômé ? C’est la bataille chaque année pour faire valoir notre ancienneté, jugée uniquement par votre libre-arbitre. Alors, quand vos adhérents râlent parce que les bons profs démissionnent et quand vous avez du mal à recruter (phénomène extrêmement fréquent dans toutes les salles de sport), posez-vous les bonnes questions les gars.

De fait, nombreux sont ceux qui se lancent à leur compte pour essayer de mieux gagner leur vie. Quand ça marche, le coach ne compte plus ses heures de travail et le temps de vie personnelle est largement diminué puisqu’il faudra en plus gérer comptabilité et autres tâches administratives. Et puis quand ça ne marche pas, à défaut d’avoir un salaire décent, le coach se sent au moins un peu plus libre, et un peu moins pris pour un con. Notre métier est donc terriblement ingrat. Parce que la profession « a l’air sympa » à première vue, tout le monde oublie que c’est un VRAI MÉTIER, et donc que ce n’est ni un passe-temps ni gratuit. Voilà, en partie, pourquoi les jeunes coachs arrivent passionnés et repartent dégoutés.

[NB : aux personnes intransigeantes qui se sont un jour permises de nous dire en cours collectifs : « j’ai pas aimé ton cours », « la musique était nulle », « c’est trop facile, je me fais chier » ou à ceux qui ont tiré la tronche et soupiré pendant 1h, et bien on a envie de vous dire « allez-y ! Prenez le micro et montez sur l’estrade : on vous regarde ». Perso, on ne se permettrait jamais de dire à un prof que son cours était nul #YaDesManieresDeLeDireNon ? Ça vaut aussi quand on vient remplacer votre prof préféré alors que le cours aurait pu être annulé #JamaisContent. Sans parler des fois où on a remplacé des collègues hommes ; on se rappelle encore des groupies qui nous boycottent avec toute la mauvaise volonté du monde #IlEstOuLeGirlPower ? Bref, un peu de respect serait-il envisageable ou c’est trop demandé ? #Merci)]

 

Sables mouvants…

Comme on est déjà cataloguées de « vieux coachs », on a un peu de recul pour pouvoir constater le merdier que c’est là-dedans. Comme pour l’alimentation, pour consommer responsable, pose-toi donc les bonnes questions. T’es prêt à entendre la suite ? Parce que c’est pas joli-joli…

  • Si les coachs sont usés jusqu’à l’os, les salles de sport, elles, sont aussi poncées jusqu’à la moelle avec toutes les charges sociales, patronales, salariales, assurances, licences, etc… Pas évident de trouver l’équilibre quand c’est l’apologie du Low Cost. N’oublie pas que Low Cost ça veut également dire Low Quality. Prends l’exemple au supermarché, si t’as le choix, tu vas vraiment acheter les produits discount industriels bourrés de merdes ? Allons… Il y a d’abord eu des salles qui ne voulaient plus payer leurs profs décemment ; ben les clubs Low Cost eux, se sont carrément dit « on va virer le personnel » #QuelleIdeeFabuleuse : zéro coach, zéro encadrement, zéro sécurité, des cours sur vidéos, te voilà livré à toi-même. Encore heureux que tu ne payes que 20 euros par mois, et encore, à ce prix-là tu aurais pu rester chez toi et te mettre Gym-Direct dans ton salon. De manière plus générale, on constate qu’autant tu es prêt à payer plus cher ton panier de courses pour du Bio et du Sans Gluten, autant tu restes ancré dans l’idée que le sport, c’est gratos #MaisRienEstGratuitDansLaVie. Alors on a envie de te demander, pourquoi ? Pourquoi est-il si difficile aujourd’hui en France, d’investir pour sa santé avec une méthode simple et naturelle dont on est sûr : faire bouger son corps ! La prise de conscience est urgente mon Pti #PayeTonSport #PayeTonCoach #PayePourTaSante. Et arrête de râler quand t’as un IPhone qui vaut plus que notre salaire. Des téléphones à 1300 balles, ça ne choque personne, par contre l’abonnement à la salle de sport est toujours trop cher… Y’a pas un problème là ?
[NB : 1300 euros ça fait 2 années d’abonnement dans une salle à 55euros/mois ou 23 séances de coaching personnalisé.]
  • On te rappelle que le coach sportif est bien plus qu’un remake de « Véronique & Davina » réduit à faire de jolies pompes en disant « allez on y va, 1-2, 1-2, on respire ! ». Tu ne le sais peut-être pas mais ton coach t’analyse de A à Z : il observe ta posture, trouve tes déséquilibres musculaires, te fais prendre conscience de ton corps toi qui ignorait encore où était ton périnée #OuiToiAussiMonsieur, il t’écoute, te booste, te soutient, il te (re)donne confiance en toi, il te pousse au-delà de tes limites et il révèle ton potentiel.
  • D’un point de vue formation : la nouvelle génération de coachs est moins bien formée et tend à baisser le niveau d’expertise des professionnels du métier. Accessoirement, ce sont ceux qui seront dans le futur, en charge de ta pratique sportive et donc de ta santé. Pour avoir été récemment dans le Jury des tests de sélection d’entrée au Deust Métiers de la Forme, on a pu constater lors des entretiens individuels une récente tendance : 80% des futurs coachs veulent faire du coaching personnalisé et vendre des programmes sportifs et nutritionnels #MerciLesReseauxSociaux. Le hic, c’est qu’en formation on n’apprend pas aux coachs à faire du coaching personnalisé. On leur apprend à donner des cours collectifs de fitness (step, aérobic, cuisses-abdos-fessiers, etc…) et on leur apprend à corriger des mouvements de musculation. Pour la nutrition, on balaye le sujet avec des notions de base mais rien de révolutionnaire. La formation est censée nous donner les clés pour démarrer le métier et continuer ensuite à se former. Alors un coach qui sort de la fac en ayant appris à donner des cours de Step, qui va conseiller des gens en course à pieds, ça choque personne ? #WhatTheFuck.
  • À toi FUTUR/JEUNE COACH : ouvre les yeux et observe pour te faire une vraie idée du métier. Arrête de croire que tu vas révolutionner quoi que ce soit avec TA méthode super spéciale. Après le diplôme, travaille en salle au moins quelques années : c’est la meilleure des formations ! Forme-toi aussi en parallèle à des spécialités au lieu d’improviser et de t’auto-discréditer. T’as des collègues, t’as des formateurs, ben t’attends quoi pour t’en servir et échanger avec les meilleurs pour apprendre le métier ?
  • À vous les ORGANISMES DE FORMATION : par pitié, sensibilisez les étudiants futurs coachs au décalage entre la réalité du terrain et les réseaux sociaux. Insistez sur la nécessité de continuer à se former en parallèle tout au long de leur carrière. Transmettez les valeurs du sport. Pour les organismes privés : vu le prix de la formation, il est indécent d’avoir une équipe pédagogique composée de « formateurs » qui étaient encore étudiants l’année d’avant #Veridique (avec un peu de chance, il a eu son diplôme aux rattrapages et il a compris que la moitié du programme)! Construisez une vraie équipe d’enseignants expérimentés pour une formation de qualité. Parce que des fois, à la sortie du diplôme #OMG, ça fait peur…

 

À qui profite le crime ?

Ceci n’étant qu’un résumé de la partie visible de l’iceberg, tu comprends désormais que le contexte est complexe. Alors pourquoi t’expliquer tout ça ? Et bien parce que pendant que tous les professionnels du sport ont la tête dans le guidon, pendant que chacun essaye, à juste titre, de tirer son épingle du jeu, et bien il y en a qui ne se font même pas chier et qui s’improvisent coachs, sans diplôme, sans statut, sans assurance, sans charges, sans compétences, sans rien en fait ! Ils enfilent un survêt’, ils ont regardé 3 tutos Youtube et hop « à mon tour, je fais le coach car ça a l’air sympa ! » ou encore « regarde j’ai essayé ce programme sur ma grand-mère (#LaPauvre) et ça marche ! Fais pareil ! » #OkOnVaEssayerDeResterPolies. Ces petits escrocs qui agissent dans l’illégalité ont une seule et même cible : TOI ! Le toi qui n’a pas encore lu cet article et qui était prêt à tomber dans le piège du « coach bien-être » #HerbaLifeOnVousMerde. On te rappelle que « coach bien-être » c’est comme les vendeurs de Boules de Crystal : c’est de l’arnaque. Et pour toute personne donnant des conseils sportifs à visée publique et/ou commerciale, il faut un diplôme. Ce n’est pas Mel&Mary qui le disent, c’est la loi française. Tu es d’ailleurs en droit de demander à voir le diplôme ou la carte professionnelle de ton coach. Pourquoi ? Parce que tu n’as pas envie d’être pris en charge par un charlatan incompétent qui n’y connaît rien. Et ça, même si ce n’est pas cher ! On te rappelle qu’il s’agit de ta santé et ça, ça n’a pas de prix.

« Celui qui croît qu’un professionnel coûte cher, n’a aucune idée de ce que peut lui coûter un incompétent »      (On ne sait pas qui a dit ça mais on est d’accord !).

 

Appel à la solidarité

  • AUX COACHS : Eh ho, t’en as pas marre qu’on vienne bouffer dans ta gamelle ? Tu laisses des blaireaux te voler ton boulot sans rien faire #CombienDeTempsEncore ? Quand est-ce que tu vas faire valoir ton savoir et tes compétences ? T’es ultra formé et t’acceptes encore d’être payé à coup de lance-pierre ? Réveille-toi ! Être solidaire, ça commence par se soutenir les uns les autres. Arrête de croire qu’on est concurrents, y’a bien assez de boulot pour tout le monde. Si personne n’acceptait une rémunération aussi basse, les salles et autres employeurs seraient bien obligés de s’adapter, non ? On est tous passionnés mais épuisés, soyons honnêtes. Alors fais passer le message ! Et par exemple, quand Mel&Mary prennent sur leur temps personnel pour rédiger ce genre d’article, ce qui serait cool c’est non seulement de poser un LIKE mais surtout de PARTAGER. Parce qu’au cas où t’aurais pas compris, si on fait ça, c’est POUR TOI aussi, pour défendre notre métier, TON métier. Alors un peu de solidarité #EtPartageEnMasse.
  • AUX PRATIQUANTS : n’accorde pas ta confiance aux mauvaises personnes. Tu te verrais consulter un mec qui se prétend Médecin alors qu’il n’a jamais mis les pieds à la fac de Médecine, juste parce qu’il a mis une blouse blanche ? Investis pour ton futur ! Tout comme tu achètes ta Bannette au petit boulanger à côté de chez toi plutôt qu’à Auchan, tout comme tu achètes tes fruits et légumes aux producteurs locaux, si on ne veut pas les voir disparaître : un peu de solidarité pour soutenir tes coachs préférés #EtPartageEnMasse.

PS : Oui Sandra, on sait qu’un article de 2300 mots c’est pas un article mais un roman… #TropDeTrucsADire 😛

Mel&Mary #MM

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50 Commentaires

  1. Axel
    14 octobre 2018 / 13 h 33 min

    Article rédigé avec authenticité & originalité comme d hab, keep up the good work.
    A mon humble avis de web marketeur consommant et accompagnant du coaching dans 4 thématiques, l’innovation et la stratégie sont devenues quasi indispensables dans des secteurs d activité qui sont aujourd’hui arrivés à saturation, qui plus est avec la porte ouverte aux nombreux nouveaux entrants peu ou pas qualifiés. Ca pullule de coachs à tout va sur le net, j en sélectionne une vingtaine pr faire un tri après une bonne veille. Qu est ce que je remarque en theorie et pratique marketing digital et com.
    1 – l audience : avoir un coeur de cible voir une niche avec une problématique bien identifiée
    2 – la spécialisation : se former continuellement et faire de la veille constamment pour maitenir et assurer une valeur ajoutée percevable dans ma ou mon coeur de de compétences
    3- la certification: devient de plus en plus indispensable et ce peut importe le secteur. Le consommateur est plus informé et exigent que jamais. Qualité, transparence, contenu offert et dimension humaine sont les critères essentiels dans le choix d un service.
    4- la preuve sociale: allez y lachez vous! Le b to p – business to people, le consommateur suit le consommateur, véritable déclencheur dans la prise de decision du parcours d achat du consommateur.
    5- le digitale: comment dire, c est trop puissant… mais pr etre efficace il faut être stratégique. Nombreux sont les leviers webmarketing pour faire de l inbound- attirer la demande vers mon offre, mais tous ces leviers ne sont pas forcément adéquates selon mon marché et ma cible. Le contenu est roi, vs connaissez cette phrase? Bill Gates. Une bonne stratégie de contenu permet visibilité et creation d audience, mais encore faut il savoir transformer ces leads derrière car we all gotta eat in the end, make some f**** money damn it.

    Bref tout ca pour dire qu opérer efficacement et de maniere rentable sur un marché concurrentiel et saturé exige d avoir du recul et une bonne vision d ensemble au delà de notre savoir faire de qualité.

    • 15 octobre 2018 / 13 h 23 min

      Merci merci merci, je pourrais faire un copier coller pour ma discipline : le massage !!! Tout un programme, tout une histoire … de compétences d’absence de formation etc. Merci les filles d’avoir pris le temps , je partage 1000 fois 🤘

    • 17 octobre 2018 / 9 h 14 min

      Ce que vous décrivez est tout simplement la société de consommation à outrance!
      Aujourd’hui nous ne pratiquons pas de sport nous le consommons tout simplement, c’est du business, là est le problème.
      Maintenant se plaindre et dénoncer ne servira à mon sens à rien, sauf si vous le traduisez en acte.
      C’est à nous d’effectuer une révolution de conscience et arrêtez de croire qu’en se plaignant nous allons changer la société, je suis désolé de vous dire que le train est en marche et va droit au mur.

      • Mel&Mary
        Auteur
        17 octobre 2018 / 10 h 34 min

        Nous sommes navrées de constater que vous n’avez pas bien saisi le sens de notre article. Pour opérer une révolution de conscience, la prise de conscience n’est-elle pas indispensable? C’est le but de l’article, si vous le relisez bien, peut-être comprendrez-vous qu’il ne s’agit pas de plaintes mais d’un constat du contexte dans lequel nous évoluons. Sinon, de votre côté, que faites-vous pour votre révolution de conscience ? Allez-vous, comme bon nombre, simplement regarder le train foncer dans le mur?

  2. marlon
    14 octobre 2018 / 16 h 57 min

    force a vous

  3. Jacky
    14 octobre 2018 / 19 h 35 min

    Merci pour ce coup de gueule! Il serait temps que les choses changent pour nous..

  4. 14 octobre 2018 / 20 h 44 min

    J’attends de voir combien diront : “Bien dit !” ou bien “Je suis d’accord !”, ou encore “J’adhère”, etc …

    et de constater combien parmi eux auront suivi votre appel à mobilisation !!!

    Car, c’est encore et toujours la même histoire depuis des année :

    1000 J’aime …… 200 qui se disent prêts à le faire … 1 qui le fait 🙂

    Très bon article, les filles, bravo !

    • Mel&Mary
      Auteur
      14 octobre 2018 / 22 h 10 min

      C’est sûr, et on en a bien conscience. C’est peut-être là notre point faible : la solidarité et l’action. Toutefois, essayons!

  5. Bruno DM
    14 octobre 2018 / 21 h 01 min

    Même si je ne suis que pratiquant , j’ai appris à connaître mes coachs, à les respecter, à faire preuve d’empathie, à leur apporter autant d’énergie que possible grâce à une attitude volontaire, un sourire, un peu d’humour, d’écoute et d’observation, sans doute aussi parce qu’il et elles m’apportent de cette même énergie, du professionnalisme et de bons conseils qui en dépit de mon âge me font progresser. Pratiquant le sport depuis mon adolescence et en compétition étant jeune adulte, j’ai vu le métier évoluer et à travers des exemples personnels, j’ai vu le métier évoluer positivement dans la mesure où la formation est de qualité et le tutorat, ce qui est primordial, aussi.
    Pour être moi même formateur depuis plus de 20 ans…Je m’étonne des rémunérations pratiquées…la convention collective est elle respectée ??? Cela reste à voir.
    En tout cas, les coachs que je côtoie se forment tout au long de leur vie.
    Et surtout je ne mettrai jamais les pieds dans ces “merdes” low cost.
    On a commencé par les péages, les hôtesses de caisse… à quand les coachs ???
    Bref merci pour tout ce que vous apportez. Je vais faire tourner…car quand on bien besoin de se rendre compte de l’envers du décors….et zut je viens de faire une réponse trop longue

    • Mel&Mary
      Auteur
      14 octobre 2018 / 22 h 09 min

      Merci pour ce commentaire. Sachez que c’est souvent grâce à vous, adhérents agréables et humains, que nous restons aussi longtemps! Merci pour votre soutien.

  6. Sophie
    14 octobre 2018 / 22 h 10 min

    Honnêtement je comprends votre rage. Mais en même temps côté consommateur c’est compliqué aussi. Déjà on ne sais pas vraiment ce qu’il y a derrière les offres qui nous sont faites, et malheureusement on n’a pas tous les moyen de se payer le dernier iPhone.
    Pour ma part en reprise de sport j’ai quand même eu la démarche de payer un coach (et ça m’a coûté un bras). J’avais des projets en course à pieds… projets que j’ai du abandonner car j’ai été mal conseillée et ça a abouti à une blessure que j’ai mis des mois à soigner. C’est suite à ça que j’ai appris que non les coachs n’étaient pas formés sur tous les sports.
    Où est l’intégrité quand un coach diplômé se permet de raconter de la merde à ses clients, et pire à ne pas les conseiller et les envoyer droit dans le mur. Certes il doit pouvoir manger, mais il doit assumer les limites de ses compétences.
    Soyons honnêtes je préfère à présent me fier à mes sensations et avancer comme je l’entends. (Et si besoin j’utiliser les centaines d’euros que je n’ai pas dépensées en soins médicaux).
    Et oui je suis consciente que la situation est grave tant pour vous que pour moi.
    C’est une personne dégoûtée, et qui avait trop confiance dans les certifications d’état qui parle aujourd’hui.

    • Mel&Mary
      Auteur
      14 octobre 2018 / 22 h 24 min

      Navrée pour votre mauvaise expérience. Si cela arrive avec des coachs formés, imaginez donc avec les coachs non formés! Il existe des solutions peu couteuses comme les associations et pour la question sur l’intégrité bien sûr, il y aura toujours des personnes peu scrupuleuses, comme partout (médecins, ostéo, diététiciens, garagistes, etc…). N’hésitez pas à vous renseigner sur l’expérience du coach qui doit en effet, savoir reconnaître les limites de ses compétences. Bon sport.

  7. Chaubo
    14 octobre 2018 / 22 h 33 min

    Merci 👊🏾

  8. Elo
    14 octobre 2018 / 22 h 46 min

    Rien à rajouter, juste à partager et en effet, cessons de se plaindre, agissons pour la passion et la reconnaissance de notre métier, sans oublier l’intégrité physique des pratiquants. Bravo pour votre article, c’est top, mention spéciale à votre façon de vous exprimer, je kiffe !!!!

  9. Amber
    14 octobre 2018 / 23 h 22 min

    Bien d’accord avec vous, j’avais l’impression d’être la seule à ressentir exactement tout ça ! Merci de le crier haut et fort ! De mon côté j’ai refusé toutes les offres de salles low-cost qui proposaient des salaires tous plus indécents les uns que les autres.
    A savoir quand je travaille à mon compte à peine 15h/semaine je gagne plus en net qu’en 35h salariées.
    Maintenant en salle et à la fois salariée et indépendante, je compte facilement 10h/semaine de travail personnel non rémunéré en plus de mes 35h de présence en salle. On nous dit que ça fait partie du métier… pas vraiment, quand on nous impose des concepts à apprendre, cela prend plus de temps que de créer nos cours nous-même en général. Un instituteur est rémunéré en 35h mais son temps de présence sur le lieu de travail est de 26h, le reste est du travail de préparation des cours effectué à la maison. Pourquoi en serait-il autrement pour nous ?
    Un point que vous n’avez pas abordé et qui fait partie des choses qui m’agacent dans ce métier : les coachs diplômés des deux mentions Cours Co et Muscu qui reçoivent le même salaire que ceux n’ayant que la mention Cours Co. Et les coachs ne possédant que la mention Cours Co qui se retrouvent avec des heures de plateau, des RDV coaching et qui établissent des programmes personnalisés. Alors qu’ils n’ont pas de mention Muscu. J’en ai vu recommander des exercices dangereux, mais comment peuvent-il le savoir car ils ne font que prescrire des choses qu’ils ont “toujours vu faire” ou “toujours faites eux-mêmes” ?
    Je vois tellement de personnes s’inscrirent pour une remise en forme, avec des pathologies, et le fait que les coachs sans mention muscu (ou des fois même avec) n’ayant pas été formés à encadrer ces pathologies me fait peur ! Car les coachs qui font n’importe quoi nous discréditent tous.
    Bravo pour l’article en tout cas! Bonne continuation.

    • 15 octobre 2018 / 12 h 17 min

      Salut Amber,

      Je me retrouve beaucoup dans ton commentaire.

      Je suis actuellement salariée d’une association et également à mon compte. Je tourne en moyenne à 20h/semaine (sans la préparation des cours et séances) mais je gagne bien plus que lorsque je travaillais en club.

      J’ai refusé un CDI 35h dans un club qui proposait des cours co, du plateau (j’ai les deux mentions) mais aucun problème pour me coller des heures d’aquagym…alors que je n’ai ni diplôme, ni formation aqua… et évidemment, hors de question de payer un maître nageur sur les heures proposées en piscine pour accompagner l’éducateur… illégalité totale et salaire pourri. Grrrr !

  10. Stéphane fitness pro
    15 octobre 2018 / 0 h 26 min

    Mais je dis la même chose depuis 21 ans !
    Mais en moins Poli, toute façon personne bouge son Q.
    J’adore l’article, putain on est plus fort à plusieurs, si à l’epoque J’avais moi aussi trouvé mon binôme j’aurais fait comme vous, mais en moins bien écrit 😂

    Je partage…👍🏽

  11. Denis
    15 octobre 2018 / 0 h 43 min

    Bonjour les filles,
    Il y a énormément de vérité dans ce que vous dites ! Surtout sur les formateur sur qui étaient encore étudiants la veille !!! Je l’ai vu aussi !!! 😱😂😱😂
    En revanche, étant patron de salle, je ne suis pas entièrement d’accord sur votre discours sur les salaires.
    J’ai une salarie qui touche 16€net de l’heure, pas beaucoup vous direz. Mais en vérité je la paie 30€ de l’heure brut ! C’est l’état qui lui nique le benef de son travail !!!
    + les congés payés !!!
    Vous me direz que les congés payés c’est normal et cest la loi ! Ok ! Mais’ au final, elle me revient à beaucoup plus que 16€ de l’heure !!!
    Après sur tous le reste, je le redis, je suis entièrement d’accord !
    Merci pour l’article et bonne continuation à vous deux 🙂

    • carine9599
      16 octobre 2018 / 10 h 46 min

      L’état ne lui “nique”pas son salaire. Quelqu’un doit bien payer la sécu, l’assurance chômage, le retraite ….

  12. Leroux Stella
    15 octobre 2018 / 1 h 16 min

    Merci M&M de ce coup de gueule tres bien ecrit! Ca fait des annees que je constate et dénonce tous ces phénomènes, la concurrence deloyale des faux-coachs, comme le mepris des grandes enseignes low cost…sans avoir ete entendue ni soutenue! Le turn over dans cette profession en fait aussi son manque de crédibilité…
    Il faut se specialiser pour faire la différence, utiliser des stratagèmes de communication et marketing, etre sur tous les fronts et surtout ni tomber malade ou enceinte….Sinon c’est la fin de carriere instantanée….
    Je survis dans la.profession depuis 15 ans, grace a 6 langues, un reseau international, des spécialisations et une formation medicale de base….mais une vie personnelle d’escargot en hibernation.
    Je suis avec vous les filles,et vous soutiens dans vos actions ! Par quoi on commence ? 💪💪

  13. Delpeches sophie
    15 octobre 2018 / 7 h 13 min

    Bonjour. Enseignante depuis 35 ans…diplômée d Etat à l epoque sur une formation de 3 ans..réglementation générale sur la 1ere année (droit, législation etc…les fédérations etc…) 2e année le sport en pratiques..et 3 e année le spécifique dans les clubs et associations voire C.R.E.P.S..on passe maintenant à une formation sur 6 mois.. et hop ..on enseigne !
    J ai rendu ma carte d expert pédagogique et je ne suis plus formatrice..tant pis ! Ce système ne me convient pas.
    J ai su me former tout au long de mes enseignements : kinesio, anat/physio, ….
    Je suis aujourd hui praticienne en soins énergétiques, en shiatsu et reflexo plantaire, en massages californiens, en medecine traditionnelle chinoise, et dietetique sportive, aromatherapie , en passant par posturologie clinique, Pilates…
    Comme le dit si bien C.bats continuer à se former tout au long de sa carrière !
    Quel beau métier, ce monde sportif dans toutes ses valeurs humaines de partages et de rencontres….

  14. 15 octobre 2018 / 9 h 49 min

    Merci les filles pour avoir mis des mots sur ce que de nombreuses personnes pensent, et de permettre qu’un maximum se posent les bonnes questions !
    Je suis comme vous avez dit « de la chair fraîche » diplômée depuis 1an et déjà en train de vouloir créer ma micro entreprise… je ne suis pas en temps plein et le salaire n’etant pas élevé j’ai 3 jobs différents pour arrondir mes fins de mois ! J’ai un 39h/semaine sans compter l’investissement personnel avec l’apprentissage des cours et la mise en place des programmes etc… j’ai déjà le sentiment de ne pas être reconnue à la hauteur tu travailles que je fournie, alors vous avec l’ancienneté j’imagine qu’en effet, il était temps de montrer votre véritable valeur !
    Merci pour cet article, je me sens moins seul. Les ami(e)s de formation sont tellement à fond qu’ils ne se rendent pas compte que la vie perso est à rude épreuve… On mérite une compensation salariale rien que pour ça !

  15. 15 octobre 2018 / 10 h 24 min

    Bravo les filles pour votre articles et votre audace. Bonne continuation à vous.

  16. Lauriane
    15 octobre 2018 / 10 h 41 min

    Tout ceci est affligeant mais tellement vrai merci pour ça les filles vous faites une vraie description de notre Putain de realite

  17. Millie
    15 octobre 2018 / 11 h 14 min

    Merci pour cette prise de conscience les filles.
    Salut,
    j’ai été moi-même “victime” de cette usine à profs que sont les grandes salles qui vous demande toujours plus en rémunérant toujours moins.
    j’ai fait parti de ces profs fait pour l’estrade, pour les cours à fond avec la patate mais au bout de 5 ans (et ouiiii…l’année ultime) mon corps m’a crié un violent STOP!
    Je suis également tombée sur des profs si compétitifs qu’ils en ont oublié l’esprit d’équipe que le sport nous inculque et qui fait la base saine de ce métier. Des profs qui n’hésitent pas à vous mettre des bâtons dans les roues pour être mieux vu des directeurs de salle. J’ai été écœuré moralement et physiquement.
    Mon corps a mis 10 jours a s’en remettre à coup de contractures jusque dans le cou!!!
    Depuis je n’enseigne plus. une partie de moi et dévastée parce que le sport c’était toute ma vie mais de l’autre c’est un réel soulagement que de me lever le matin en ne comptant plus les blessures infligées par ce métier brutal et ingrat comme vous le signifiez très bien.
    J’espère que ce milieu va changer car il y a de super coachs et de super adhérents dans les salles qui nous le rendent bien.
    Merci d’avoir pris le temps de faire ce post pour faire bouger les mentalités.

  18. Xavier CAZOU-MINGOT
    15 octobre 2018 / 12 h 03 min

    Super les filles, c’est le reflet exact de la réalité de notre / votre métier que j’ai justement abandonné à cause de ça! Car fatigué de me justifier auprès de patrons de salle peu scrupuleux pleurant pour te verser un salaire décent mais capable de s’acheter une bagnole à 60000 euros deux jours plus tard!
    Heureusement aujourd’hui j’ai trouvé ce qu’il fallait, une équipe au top et un boss qui n’est pas un E….. !

  19. Lamissaurore
    15 octobre 2018 / 12 h 04 min

    D’accord avec vous sur beaucoup de points. Sauf celui où vous dites qu’on n’est pas formés sur le coaching et les programmes personnalisés : j’ai fait un BPJEPS AGFF et j’ai eu la chance d’avoir un formateur en muscu qui est sorti du cadre pour aborder des points comme la construction des programmes, le coaching posturologique, comment definir notre cible de coaching, la direction qu’on voulait donner à notre entreprise …. Bref bien plus que le simple “nombril aspiré- poitrine sortie” qui te permets en théorie d’avoir ton exam 😉Bien que nouvelle dans le métier (mais avec l’expérience d’une vie salariée derrière moi) , je me rends compte de toutes les contraintes et les déviances de ce métier de passion. Mais c’est un métier qui peut se pratiquer de tellement de façons différentes ! C’est à nous de choisir quel métier nous voulons et comment nous voulons le faire ! Et sans servir de “chair à canon” pour les business men du secteur qui veulent conquerir ce marché ultra concurrentiel sans scrupules…..

  20. Mira Manuel
    15 octobre 2018 / 12 h 57 min

    Bonjour, très bon article tout est dit, je ne suis qu’un simple adhérent dans une salle, mais j’ai connu dans ma profession des obligations similaires, maintenant dans les salles c’est le débit, faut vendre de plus en plus d’abonnements, pour les actionnaires ou Direction c’est avant tout faire un max de tunes sans regarder les dégâts tout autour, du coup cours collectif blindé, les adhérents râlent, mais tant que l’on vend des cartes c’est le principal, les Coach’s ne sont pas forcément reconnus c’est du consommable c’est tout, pour faire du coaching perso, les Coach’s faut déjà donner une somme importante au club pour accéder au matériel, et maintenant c’est la guerre pour les w. e., ceci étant pour avoir bossé 3 we sur 4 pendant 40 ans je trouve anormal que le dimanche les salles soient ouvertes, on demanderai aux clients de bosser le dimanche ils gueulerai comme des veaux, et le problème majeur comme dans beaucoup de profession c’est le salaire, un vieil adage dit : travailler dans des bonnes conditions avec un salaire correcte et les gens s’investiront, mais ça c’était avant, courage à vous tous les profs de sport, grand respect pour ce que vous faites,

  21. Jean-Marc
    15 octobre 2018 / 19 h 07 min

    Bravo les filles,
    j’aime votre ton direct et percutant.
    2300 mots ? J’adore !
    Ne vous laissez pas faire, battez-vous ! Il faut que cela change.

  22. 15 octobre 2018 / 19 h 48 min

    On ressens le ras le bol et la passion dans votre article !

    Cela a été mon cas il y a 10ans…mais plutôt que de faire des horaires à rallonge, m’user le santé, j’ai décidé de ne pas surfer sur la vague où tout le monde surfe mais tout simplement de prendre une nouvelle vague.

    Imaginez 10 pêcheurs à la ligne qui voit arriver le technologie du filet.
    Il n’ y a besoin désormais que de 2 pêcheurs pour faire le travail de 10.
    C’est une augmentation de la productivité de 500%,
    mais l’île où se situe les pêcheurs a un gros problème :
    “80% de chômage ou 8 pêcheurs qui se plaignent et espèrent que pêcher a la ligne redeviendra a la mode.”
    C’est peine perdue.
    Les temps changent, ainsi que les mentalités.
    A chacun de vouloir s’y adapter.
    Les anciens codes sont révolus et attendre qu’ils reviennent comme avant: c’est illusoire.
    L’état n’a pas les moyens et la volonté d’aller à l’encontre de la productivité et les solutions sociales pour aider ceux qui vont se retrouver en sur le carreau.
    Que vous soyez coach salarié ou indépendant, vous avez tous cette envie de réussir, de bien gagner votre vie, vous avez tous en vous cette fibre entrepreneuriale de vouloir un changement. N’attendez pas que la solution viennent d’elle même.
    Des solutions simples existent et ces personnes qui les ont trouvées sont bien plus proches que vous ne le pensez.
    A bientôt…

  23. Guitton Christophe
    16 octobre 2018 / 2 h 29 min

    Waou les filles! Je n’aurai jamais pu dire mieux . Vous avez été parfaites.
    Je partage et je like.

    Le problème c’est effectivement qu’aujourd’hui, tout est fake! Et les réseaux sociaux y sont pour beaucoup.
    Les mecs ou les filles criaient des comptes insta, #fitgirl #coachperso, ils achètent des followers, passent de 0 à 5000 en 1 mois, puis comme dis Christophe Bats, les consommateurs suivent bêtement les consomateurs, donc ensuite celles et ceux qui tombent sur leur page leur font confiance !

    Ils vendent donc alors des pgm bidons sur internet. Mais comment ne pas tomber dans le panneau à leur décharge?
    Ces « arnaques » plus malins que sportifs, par exemple, postent des photos d’eux faisant un drapeau qu’ils n’ont même pas tenu 1/4 de demi seconde. J’en vois tous les jours à la salle. Ils mettent 100 kg sur leur barre qu’ils peinent à sortir du rack, prennent la photo, puis la repose.
    Ils se mettent en mode shape avec 150 filtres et retouches.
    Ils manipulent les gens. Des gens qui ne veulent que du bien être.
    Ils vendent des programmations alimentaires alors qu’ils n’ont jamais mangé un fruit et n’ont jamais fait cuir un steak de leur vie.
    Pour eux, c’est plus Prot, Prot, Prot, mac Do, Prot, Prot, kebab.
    Et au vu de l’etat de leur peau criblée, ils serait préférable qu’ils arrêtent d’ailleurs 😂😂😂
    Ils ne se prennent pas la tête avec la physiologie et l’anatomie c’est clair ! D’ailleurs, beaucoup ne savent même pas ce que c’est!!!!
    C’est certains que bouffer des shaker, des compléments alimentaires , et des brûleurs de graisse toute la journée c’est qd même plus simple #herbalife🤪
    Bref, ce sont les mêmes que je vois depuis des annees débarquer à la salle, en coaching sauvage, avec « leur pseudo pote »qu’ils entraînent en se prennant pour Chris Powel (relooking extreme) ou pour Schwarzi. Les mecs se retrouvent avec des tendinites de partout au bout de 15 jours.

    Alors par contre, Le coaching c’est un super métier, Vraiment!!!!
    15 ans que je fais ce métier et j’adore ça 😉

    Mais je pense qu’au delà du fait qu’il faille aimer le sport, la valeur qu’il est indispensable d’avoir, c’est celle du partage et cette volonté de rendre les gens meilleurs. Il faut aimer les gens, et s’interreser A leur corps , à leurs besoins. Et c’est comme cela qu’on arrive au résultat ensemble.
    Parce que soyons honnête, le personnel training c’est aussi être prêt à passer des heures seul à seul avec des personnes aussi différentes les unes des autres. Et ça je penses que tous ces jeunes diplômés ne sont pas non plus formés à ça. C’est donc adapter ses codes, et son attitudes, ses attentes, son discours.
    Il y a le savoir faire, le savoir être et le savoir faire-faire.
    Bref, comme disais un ami directeur d’une grande salle à Paris: «  je ne crois pas en la reconversion, être Coach c’est une vocation « et je suis parfaitement d’accord.

    Mais je vous assure qu’il y a et il y aura toujours du travail pour les vrais, les bons, les plus investis, les plus passionnés, les plus compétents, les mieux formés.
    Le bouche à oreille reste le meilleur outil de propagande et le plus durable. Si vous êtes bons et que les résultats sont là. Vos clients vous trouverons d’autres clients.

    Longue vie au sport et longue vie aux coachs 😉
    Et encore bravo les filles 👍
    Christophe Guitton
    15 ans de diplôme
    13 ans de personnalité training.

  24. Cedric
    16 octobre 2018 / 8 h 17 min

    Haha super article mais oui 2300 mots c’est un roman. Les femmes ont toujouts plus de choses á dire 😊😉.
    C’est bien écrit. Courage
    Cedric

  25. Jérôme Durand
    16 octobre 2018 / 13 h 48 min

    Bonjour,

    Étant professionnel depuis presque 20 ans j’ai observé le métier avec attention et il est vrai que les dérives sont fréquentes et l’evolution Parfois déplorable… je soutiens à fond votre démarche !!!
    Si le tout un chacun pouvait s’apercevoir du travail fourni …. sans parler du respect et de l’education Dans les cours …
    Quoi qu il en soit l’article est bien écrit …

    Merci

    Bonne continuation 😊

    Jérôme Durand.

  26. Beubeu
    16 octobre 2018 / 15 h 52 min

    2300 mots avec du sens !!!! et en plus j’ai rigolé 😉

  27. 16 octobre 2018 / 21 h 23 min

    Si j’avais pris le temps j’aurai pu écrire cet article de la même manière!je prends le temps de mettre ce commentaire et je vais surtout le partager car c’est une réalité! Personnellement ,je n’ai pas arrêté mon job que je pratique passionnément depuis 17 ans et je me suis même installée en prenant le risque d’etre A mon compte et de me faire « défoncer »par toute les charges que l’on paie en France.Mais plus on paie plus on gagne non? En tout cas, je gagne ma liberté et ma clientèle je l’a choisie et je ne m’embarrasse pas de maillons faibles!Mon studio fonctionne très bien malgré les salles low-cost cost Comme basic fit qui ouvrent tous les mois autour de moi…je ne suis pas inquiète car je ne propose pas la même chose !.. il y a aussi ces personnes ( nos clients souvent !)qui s’ennuient tellement dans leurs jobs (HP,Schneider et j’en passe !)qui décident de se former en techniques douce comme le yoga et Pilâtes qui aujourd’hui exercent sans problème car ces activités sont considérées comme étant culturelles et non sportives (pas sûr pour le Pilates mais lors de ma formation il y a 15 ans il n’y avait que des femmes au foyer avec de très bonnes situations)ce qui veux dire que le boucher du coin qui a le feeling avec cette discipline peut être coach sans problème,exercer en extérieur sans avoir aucune charges financières et développer son activité en toute impunité . Ça fait rager peut-être mais là encore On ne propose toujours pas la même chose… Nos différentes formations,la richesse de nos expériences font ce que nous sommes et les clients qui viennent chez nous le savent. Il y a des personnes qui ne peuvent pas se payer d’abonnement ni de coach etc…et certaine fois ces pseudo coach déclenchent chez certains des passions …. il y a du travail pour tous, fédérer et travailler en cohésion pour promouvoir notre métier, nos passions ,nos compétences !

  28. 18 octobre 2018 / 8 h 05 min

    Salarié dans le champs du sport, la convention collective nationale du sport impose un salaire minimum conventionnel en fonction de la classification dans des groupes. Le travail le dimanche et les jours fériés est encadré et des compensations sont prévues. Les salles de sport, associations et toutes entreprises du secteur marchand ou non qui entrent dans le champs d’application du texte sont concernés. Le plus délicat sera de faire appliquer la réglementation sociale aux employeurs !

  29. Louis D
    18 octobre 2018 / 12 h 00 min

    Ex coach en Suisse, je compatis. Par contre il ne faut pas être surpris de cette évolution. Lorsque LesMills est arrivé avec ses programmes prêts à l’emploi (on te formate, on te dit quelle musique utiliser, quoi dire et quoi faire et à quel moment) et tu n’as pas intérêt à déroger d’une virgule car c’est ta hiérarchie et surtout les clients qui te tombent dessus, ben quand cette équipe de businessman c’est pointée avec le concept: le participant est un client consommateur, le cours un produit de consommation: le coach un moyen de faire vendre ce produit, la plupart des anciens ont été expulsés du système car ils n’adhéraient pas et remplacés par des coachs pour la plupart décérébrés qui n’alignent pas trois lignes sans faire des fautes d’orthographes et qui ne pratiquent pas les langues. Préparer un cours basique ils en sont incapables et ce monde est devenu du grand n’importe quoi. En Suisse plus particulièrement les coachs jusqu’aux années 1989-2001 touchaient jusqu’à 120.- CHF de l’heure. Avec l’arrivée de LesMills les propriétaires de salles ont fait leurs comptes et ont commencé à virer les suisses pour engager que du français avec ce qui implique de baisse de tarif. (45.- à 50 CHF). Côté coaching privé c’est le même problème de 120-à 150.- chf la séance on constate que certains coach ressortissants de Macronite cassent les prix et aujourd’hui c’est entre 70.- et 80.- qu’on peut encore espérer trouver un client, personnellement je connais des coachs qui facturent 60.- CHF une séance et qui en font de la pub. Ben à ce prix là tu vis bien en Macronite mais pas en Suisse!!!!! Business is business et effectivement le fitness d’aujourd’hui c’est devenu du LOW COST avec ce que cela implique pour tous les intéressés.

  30. 18 octobre 2018 / 15 h 26 min

    Formidable ! Tout est clair, net et précis
    A quand une pétition auprès de la DDCS de chaque département … pour dénoncer cela et remettre des cadres réglementaires.
    En plus notre profession n’a pas vraiment de syndicat !
    Merci

  31. carole
    18 octobre 2018 / 16 h 19 min

    merci pour cet article qui fait du bien , partager sur mon facebook !!

  32. anne laure
    19 octobre 2018 / 10 h 53 min

    Merci, merci pour votre texte. C’était toute ma vie , des heures à ne plus compter … pour m’entendre dire :”tu viens d’avoir des jumeaux , change de métier maintenant tu es trop vielle pour ça” !
    Tu veux continuer mais tu dois faire vivre ta famille , alors tu prends un boulot autre à 35h, continues à faire des heures en associations parce que tu aimes trop ça .. mais si tu veux rester à la page tu dois te former et ça a un coup , alors tu peux pas le faire forcément…
    Aujourd’hui je remercie tous les jours se qui suivent mes cours, qui aiment mes cours, grâce à eux, je me sens encore un peu coach et pas totalement “azbine”
    Merci pour votre texte les filles
    🙂

  33. Bonson
    19 octobre 2018 / 14 h 45 min

    Article super intéressant ! ! Beaucoup de choses vrai et bien résumé.
    Malgré tout arrêtons de mettre les jeunes coach dans le même panier ..
    J’ai 1 ans et demil de diplôme et je continu à faire mes recherches essayer de me formé et lire plein de chose pour continuer à m’améliorer.
    Je travaille en salle j’ai fais plusieurs salle et pourtant jentends des bêtises de certains proche avec 10ans d’expériences mais des choses incroyable…que je n’ose pas écrire tellement la bêtise est grande…Et pourtant comme je suis nouveau dans le métier on ne m’écoute pas bien dommage quand cette personne fait courir les gens avec du papier sulfurisé pour maigrir…C’est pour ça qu’il faut également éviter de juger les nouveaux coach sportif même si je suis d’accord les formations peuvent et doivent s’améliorer !
    Mais l’article reste vraiment bien je partage !

  34. Celine
    21 octobre 2018 / 9 h 43 min

    Bravo pour cet article!
    Il très bien écrit & j’avoue avoir été très surprise et même choquée quand, en discutant avec des coachs de la salle, j’ai découvert leur salaire…
    Je vois le bien que les coaches peuvent apporter aux élèves, vous méritez bien mieux !
    Courage les filles et merci de cet éclaircissement.

  35. 21 octobre 2018 / 19 h 37 min

    Étant également prof, j’approuve complètement votre témoignage… merci beaucoup pour ce coup de gueule 😊 !!

  36. Eloïse
    23 octobre 2018 / 17 h 01 min

    Que du vécu dans cet article ! Cela fait 3 ans que je suis auto entrepreneur et que j’ai sauvé ma vie, ma santé physique et mentale après avoir fait un burn out dans une salle pour laquelle j’enseignais 8 concepts (les mills notamment) pendant 8 ans. Je vous laisse imaginer le nombre d’heures d’apprentissage et de création des chorégraphies sur mon temps personnel ! Pour info j’ai démarré à 1200€/ mois et j’ai terminé à 1500€/mois avec des horaires en coupés tous les jours et 2 week-end par mois travaillés sans compter les week-ends bénévoles de relancement des chorégraphies ! Selon mes patrons il fallait que j’entende que c’est normal car c’est un « metier passion »! J’aime mon métier et j’aime les gens. J’aime les faire bouger et les regarder bouger. Les valoriser, leur donner confiance en eux et pour rien au monde je ne voudrais changer ça. Mais j’ai failli être dégoûtée du métier. Maintenant je me dis que cette période aura été une expérience sur laquelle il faut je suis je m’appuie et je contente du chemin que j’ai pris aujourd’hui car travailler pour soi est bien plus valorisant que de travailler pour des patrons qui ne réalisent pas l’investissement psychique et l’énergie physique que requièrent ce métier. En plus dans ma salle, les adhérents sont beaucoup plus reconnaissants que dans les grosses structures. Les relations sont beaucoup plus humaines !

  37. Elo
    23 octobre 2018 / 17 h 02 min

    Que du vécu dans cet article ! Cela fait 3 ans que je suis auto entrepreneur et que j’ai sauvé ma vie, ma santé physique et mentale après avoir fait un burn out dans une salle pour laquelle j’enseignais 8 concepts (les mills notamment) pendant 8 ans. Je vous laisse imaginer le nombre d’heures d’apprentissage et de création des chorégraphies sur mon temps personnel ! Pour info j’ai démarré à 1200€/ mois et j’ai terminé à 1500€/mois avec des horaires en coupés tous les jours et 2 week-end par mois travaillés sans compter les week-ends bénévoles de relancement des chorégraphies ! Selon mes patrons il fallait que j’entende que c’est normal car c’est un « metier passion »! J’aime mon métier et j’aime les gens. J’aime les faire bouger et les regarder bouger. Les valoriser, leur donner confiance en eux et pour rien au monde je ne voudrais changer ça. Mais j’ai failli être dégoûtée du métier. Maintenant je me dis que cette période aura été une expérience sur laquelle il faut je suis je m’appuie et je contente du chemin que j’ai pris aujourd’hui car travailler pour soi est bien plus valorisant que de travailler pour des patrons qui ne réalisent pas l’investissement psychique et l’énergie physique que requièrent ce métier. En plus dans ma salle, les adhérents sont beaucoup plus reconnaissants que dans les grosses structures. Les relations sont beaucoup plus humaines !

  38. Anthony GENAE
    25 octobre 2018 / 21 h 04 min

    Bonjour, je vous félicite pour le courage de prendre la parole sur ce sujet. J’apprécie l’équilibre de vos propos car, pour ceux qui ont été au bout, c’est bien l’écosystème complet qui doit être pris en charge. Oui des coach, de votre expérience que je connais bien par ailleurs pourraient, devraient gagner plus mais pour garantir un équilibre économique : concurrence des salles sans coachs, associations sans frais de locaux et autres… c’est bien un marché dans son ensemble qui malgré un avenir radieux (en rapport avec la demande croissante) qui grandit sur des fondamentaux bancals. Bonne continuation.

    • Mel&Mary
      Auteur
      26 octobre 2018 / 15 h 51 min

      Merci Anthony 🙂

  39. Oreli
    27 octobre 2018 / 11 h 39 min

    Merci les filles ça fait du bien de voir que beaucoup pensent pareil. Je rajouterai une mention spéciale pour les coachs femmes.
    Beaucoup de salles ne prennent que en auto entrepreneur, et meme en cdi rien n’est fait pour nous quand on on parle de maternité..C’est un peu un casse tête: arrêt maladie pas ou peu payé, congés maternités compliqués, sans compter une reprise du travail comme tout le monde avec ou sans césarienne ou diastasis donc re arret donc manque à gagner BREF !! Une convention collective revue et corrigee par des femmes serait intéressante! 😉💪

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