Stop au Stress

Si il y a bien une chose qu’on aime en vacances, c’est se la couler douce loin du stress quotidien. Le hic, c’est qu’on ne peut pas être en vacances 365 jours par an. Alors, en dehors des périodes de congés, comment faire pour se préserver et rester ZEN ?

 

Le stress, mon (faux) ami…

Comprendre le stress est indispensable si tu veux savoir comment le gérer, alors le stress, kézako ? Ben le stress, c’est la réponse de ton organisme à une stimulation, à une agression, ou à tout changement qui demande une adaptation importante et/ou imprévue. En gros, le stress vient te chambouler dans ta paisible vie dès que tu fais face à un truc que tu n’as pas vu venir ou encore lorsque tu dois trouver des solutions et t’adapter à quelconque situation. Une mauvaise nouvelle au boulot ? Hop un p’tit coup de stress. Une blessure inattendue ? Boom, du stress en plus pour ton organisme. De manière isolée, chacun des éléments déclencheurs du stress peut être géré mais souvent, comme ils se cumulent #SinonCeSeraitTropFacile et bien tu finis avec cette impression d’avoir la tête sous l’eau, d’être surmené et d’être au bout de la roulette.

Le stress, c’est un drôle d’ami. Parfois il est supportable, parfois il te tape sur le système. Des fois il est loin et te laisse tranquille, et des fois il est inconscient et tu ne te rends même pas compte qu’il s’incruste dans ton quotidien. C’est un ami aux multiples facettes :

  • Il y a le stress stimulant ou positif: celui qui te pousse à accomplir une tâche, qui te fait progresser, il est provisoire et nécessaire à la vie. #CeluiLaOnLeKiffBien
  • Il y a le stress destructeur ou négatif: celui qui est trop intense ou brutal, celui qui est constant et qui amène à un état de surmenage, voire à des perturbations organiques. #CeluiLaOnLaimePas
  • Il y a le stress psychologique personnel: ce sont les maladies, les décès, les séparations, les soucis d’argent, etc…
  • Il y a le stress psychologique environnemental: ce sont les choses qui ne dépendent pas directement de toi mais que tu subis indirectement, par exemple le rythme de vie très dense de nos sociétés ou encore la menace du terrorisme.
  • Et il y a le stress physique: ce sont les traumatismes physiques, les blessures, les accidents, les microtraumatismes dus à des gestes répétés ou des mauvaises postures, mais aussi le surmenage ou la sédentarité.

Bien sûr, le ressenti du stress est très variable d’une personne à l’autre. Tout le monde ne stresse pas pour les mêmes raisons et tout le monde ne gère pas cet état de la même manière.

 

Le stress : comment ça marche physiologiquement ?

  • « Mayday, Mayday, Mayday ! » = la phase d’alerte

C’est l’instant où ton cerveau commande une décharge d’adrénaline secrétée par tes glandes surrénales afin de permettre à ton organisme de réagir vite face à une situation. Il y a une libération du glucose par le foie et une augmentation de la Fréquence Cardiaque (FC) pour permettre à tes muscles de se mettre en action. Ta réflexion et ta vision sont aussi améliorées. #TheSentinel

  • « Allez je tiens bon, je gère » = la phase de résistance

À ce moment-là, ton organisme cherche à rétablir son équilibre physiologique. Il secrète ainsi des hormones comme l’endorphine aux vertus apaisantes. Au passage, tu sauras que l’endorphine c’est notre morphine naturelle. Quand tu fais du sport, tu en secrète aussi, c’est pour ça qu’avec un peu d’entrainement, on devient vite accro ! #PourPasDireDrogué

  • « Je n’en peux plus ! » = la phase d’épuisement

Inévitablement, ton corps n’a plus les ressources énergétiques suffisantes pour gérer la situation, tes défenses immunitaires faiblissent. Des sensations de fatigue, d’anxiété et de déprime peuvent aussi t’envahir. Parfois même, ton corps somatise et des troubles nouveaux apparaissent. C’est dans cette phase que le stress devient « négatif », c’est-à-dire nuisible pour ta santé.

 

Qu’est-ce que tu risques ?

Des clients stressés, on en a un paquet. #RealLife Ils utilisent d’ailleurs le sport comme une soupape pour relâcher la pression. Et puis, il y a ceux qui négligent les signaux d’alerte et sous-estiment les risques réels du stress prolongé. Combiné à une mauvaise hygiène de vie, c’est la combinaison perdante, le cercle vicieux assuré. Le stress est un vrai problème. Quand il est répétitif et qu’il dure, il impacte directement ta santé physique et mentale. Si tu continues de jouer avec le feu, voici une liste (non exhaustive) des troubles auxquels tu t’exposes :

  • Épuisement de l’organisme
  • Tensions musculaires et articulaires
  • Fatigue
  • Insomnie, mauvais sommeil
  • Altération de la mémoire et des capacités de raisonnement
  • Manque de concentration
  • Palpitations et augmentation du rythme cardiaque
  • Malaises, syncopes, crises d’angoisse
  • Nervosité, irritation
  • Comportements agressifs
  • Addiction (alcool, drogue, médicament, nourriture, etc…)
  • Dépression, mal de vivre
  • Chute de cheveux
  • Eczéma et autres éruptions cutanées
  • Hypertension
  • Maux d’estomac, maux de ventre
  • Troubles du transit digestif
  • Ulcère gastrique aigu
  • Infarctus du myocarde

Maintenant que les mots/maux sont posés, oui tu peux paniquer…

 

Comment vaincre le stress ?

Et surtout, peut-on vaincre le stress ? Ben pour être honnêtes, pas vraiment. Mais le but n’est pas de le supprimer totalement puisqu’on l’a vu, un peu de stress « positif » est nécessaire pour te booster dans la vie. Toutefois, pour lutter activement contre ton stress, tu dois déjà reconnaître et accepter que tu ne maîtrises pas tout. Ainsi, il te sera parfois impossible d’intervenir sur la situation ou l’événement externe à l’origine du stress, mais tu pourras agir sur « l’interne » (toi). Tu peux apprendre à vivre avec ton stress et apprendre à le réguler pour mieux rebondir. Te dire quoi faire exactement serait inapproprié car tu dois créer TA propre routine « SAS de décompression ». Bien sûr, cette routine exclut les passages à la boulangerie pour une demi-douzaine de donuts et les soirées vin blanc/clope/charcuterie 7j/7 même si ça te détend. Pour citer quelques exemples, tu pourras évidemment aller te défouler au sport, chanter à fond dans ta voiture sur le trajet du retour, méditer en pleine nature, aller au spa, t’offrir un massage relaxant, partir en week-end pour changer d’air et plein d’autres trucs cool. On compte sur toi pour laisser libre cours à ton imagination.

Il y a toutefois une arme fatale dont on voulait te parler. Il s’agit de la respiration, bien souvent passée aux oubliettes. La respiration, c’est LA BASE. C’est simple, si tu ne respires pas, tu meurs. Ce n’est pas pour rien qu’on l’utilise dans toutes les méthodes visant à réduire le stress comme la relaxation, la sophrologie, le yoga, la méditation, etc… La respiration, c’est un échange avec l’extérieur. C’est d’ailleurs pour ça que les nouveau-nés pleurent une fois sortis du ventre de maman. Lors de ce premier échange entre le monde extérieur et le corps du nourrisson, l’air inspiré par le bébé pour la première fois vient irriter ses voies respiratoires. Bref, du coup que se passe-t-il quand tu es stressé et que ça va pas top ? Ben tu « bloques » les portes sur l’extérieur et ta respiration se bloque aussi. Et ça, c’est la merde.

Alors pourquoi apprendre de nouveau à respirer ? Ben pour te faire du bien, pour te détendre, pour te relâcher physiquement et mentalement, pour lâcher prise, pour te recentrer sur toi, pour te ressourcer, pour prendre du temps pour toi, pour te dynamiser ou pour favoriser l’endormissement. Respirer, c’est faire une pause. D’ailleurs, ce n’est pas par hasard que l’on dit « j’ai besoin de souffler » quand on est au bout du rouleau…

 

La respiration : comment ça marche physiologiquement ?

Lors de l’inspiration, tes poumons se remplissent d’air et ton corps ne va garder que l’oxygène qui, en passant par le sang, va irriguer tous tes organes, tes tissus, tes muscles, etc… Ton diaphragme (le muscle de la respiration) s’abaisse alors et pousse tes viscères vers les pieds pour permettre aux poumons de se développer. L’expiration est passive car c’est l’élasticité naturelle de la cage thoracique et le poids des viscères qui fait diminuer le volume des poumons. Le diaphragme est alors détendu, il remonte et le corps va rejeter le gaz carbonique CO2.

En bref, pour te détendre il faut respirer par le ventre ! Le ventre est considéré comme notre « deuxième cerveau » (des scientifiques ont prouvé que l’on retrouvait dans le cerveau et dans le ventre les mêmes terminaisons nerveuses). Donc, quand tu respires profondément, tu dénoues ton ventre, tu masses tes organes, tu apaises tes émotions, bref, tu te calmes.

 

Exercices pratiques

Quelques minutes suffisent pour régénérer ton corps en oxygène et te sentir rafraîchi et plus éveillé ou pour favoriser l’endormissement.

  • Conseil pratique pour te dynamiser : à ta pause déjeuner, au lieu de rester assis, sors prendre un bon bol d’air pendant lequel tu vas respirer profondément (inspire à fond / expire à fond) en laissant tes bras se balancer et en allongeant le pas.
  • Conseil pratique pour te relaxer : prévois un moment où tu as du temps et où tu ne seras pas dérangé (coupe ton téléphone). Mets-toi dans une tenue confortable, diminue la luminosité, et mets une musique douce. Pose les mains sur le ventre et respire profondément et le plus lentement possible. Essaie d’avoir au moins un rythme de trois longues secondes pour inspirer, et la même chose pour expirer. Concentre-toi uniquement sur ton souffle. C’est parti…

 

À vos marques, prêts ? Respirez !

Mel&Mary #MM

Crédits Photo @Mel&Mary

 

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1 Commentaire

  1. Fatiha Hamadache
    16 juin 2019 / 15 h 18 min

    Merci pour tous ces conseils

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